Édition › Élevage et fourrages
Fourrage : les éleveurs achètent maintenant pour passer l'hiver
Prairies grillées, stocks entamés dès juillet, maïs ensilage décevant : la campagne fourragère se joue en quelques semaines, et les prix montent.
Par Yann Cormier · · 2 min de lecture
- Stocks
- entamés dès le début de l'été dans de nombreux élevages
- Ration
- maïs et herbe, tous deux déficitaires
- Décision
- acheter tôt ou réduire le troupeau
- Semis de blé
- à partir du 20 au 25 septembre
Dans un élevage, l'hiver se prépare en septembre. Quand la pousse de l'herbe a été déficitaire et que le maïs destiné à l'ensilage a souffert, il faut choisir vite : acheter du fourrage à l'extérieur, réduire le nombre d'animaux, ou modifier la ration.
Un calendrier sans marge
Beaucoup d'éleveurs ont commencé à distribuer les stocks d'hiver dès le mois de juillet, faute d'herbe dans les parcelles. Les achats de compensation se font donc au pire moment, lorsque la demande est forte partout et que les volumes disponibles sont limités.
Ce que coûte l'attente
Attendre une éventuelle aide avant d'acheter expose à une double peine : des prix plus élevés et des camions plus rares. Les responsables agricoles ont insisté début septembre sur ce point, rappelant que la décision se prend en quelques jours et non en quelques semaines.
Les arbitrages sur le troupeau
Vendre des animaux plus tôt allège la consommation de fourrage mais ampute le revenu des années suivantes, le temps de reconstituer le cheptel. C'est un arbitrage que les éleveurs ont déjà dû faire lors des sécheresses précédentes, et dont les effets se lisent plusieurs campagnes après.
Sources
- Bulletins de conjoncture agricole régionaux
- Déclarations de responsables professionnels, septembre 2026
Les chiffres de campagne évoluent au fil des relevés : chaque donnée porte sa date. Une correction à signaler ? Écrivez-nous.